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Les secrets de la stratégie militaire de Jules César

C’est en 50 av. J.-C. que Jules César a pris le contrôle sur toute la Gaule. Depuis les Pyrénées et les Alpes jusqu’à l’Atlantique et le Rhin. D’après le Livre I de ses Commentaires sur la guerre des Gaules, la première intention de Rome était de s’imposer comme un protecteur tout en maintenant une certaine autonomie. Mais après la révolte de Vercingétorix et les difficultés de la reconquête, la position est devenue plus rigoureuse. Pour s’en convaincre, on peut se référer à la cruauté avec laquelle César a écrasé les derniers résistants. En 51 av. J.-C., un an après Alésia, les défenseurs de Uxellodunum ont vu leur main tranchée avant d’être renvoyés dans leur région.

César était fatigué, passant trop de temps en Gaule alors qu’il aurait dû se concentrer sur sa lutte pour le pouvoir à Rome, où une guerre civile faisait rage et allait mener à l’empire. La Gaule était désormais privée de toute indépendance et soumise à la « règle d’or » de la politique romaine, qui régnait sur l’empire depuis la Syrie jusqu’en Bretagne et de l’Afrique au Danube. Mais César était bon et indulgent envers les Arvernes, bien qu’ils l’aient trahi à Alésia. Il était aussi très habile : en rendant les prisonniers, il exigeait des otages, envoyant des centaines de jeunes nobles dans des écoles militaires et administratives afin qu’ils deviennent des auxiliaires zélés de la romanisation.

Les territoires ont besoin d’une organisation administrative

Jean-Louis Brunaux a décrit le morcellement des terres et des fonctionnements politiques locaux dans son essai Alésia (Gallimard, 2013). César a compris qu’il devait employer ses légions dans d’autres provinces et que les Gaulois devaient s’autogérer. Il n’y avait plus de résistance et les chefs étaient morts ou exilés. Les nobles, dans leur lutte pour obtenir des terres et des richesses, étaient les membres clés de cette restructuration administrative.

Quand César a envahi la Gaule chevelue entre 58 et 51 av. J.-C., la différence avec la Narbonnaise, qui était romaine depuis 120 av. J.-C., s’est creusée. Les habitants de la Gaule espéraient bénéficier des largesses de César, ainsi que de la protection des lois romaines. Peut-être même pouvaient-ils bénéficier du droit romain qui leur offrait le droit de voter et d’être élus. L’aristocratie a suivi César, rassurée de passer du côté des vainqueurs plutôt que des vaincus.

César récompense ceux qui lui sont loyaux.

La Narbonnaise, par exemple, a bénéficié d’un sort privilégié: il a incité ses légionnaires à s’installer dans les colonies créées à leur intention, comme la Septimanie, près de Béziers. Une aubaine pour les commerçants locaux. La «Gaule chevelue », en revanche, est plus contrastée. Les peuples sont classés en trois catégories, selon leur attitude envers les Romains après leur conquête de 58-57 av. J.-C. La plupart des peuples de l’ouest de la Gaule sont contraints de payer un tribut de 40 millions de sesterces, une somme modérée par rapport aux prélèvements antérieurs.

Tandis que César combattait, il a pillé le pays. Ces peuples sont assujettis et leur liberté n’est pas reconnue. Par contre, les cités qui ont aidé la puissance romaine ou qui ont un intérêt politique et stratégique, comme celles du centre et du nord-est, sont déclarées libres et exemptées du paiement du tribut. Enfin, cinq peuples, en fonction de traités conclus, deviennent des «confédérations» et se joignent à l’empire. Le meilleur sort possible.

Pline l’Ancien raconte que tous les peuples de Gaule, à l’exception des Eburons et des Aduatuques qui ont été rayés de la carte par l’empereur, ont été autorisés à continuer à vivre selon leurs coutumes. César n’avait pas l’intention de les perturber, mais plutôt de les unir derrière lui et de puiser dans leur riche vivier pour alimenter ses armées engagées contre ses ennemis de l’intérieur, à commencer par Pompée. Quel fin stratège!

Les Gaulois sont devenus des alliés de Rome.

Lorsqu’il a franchi le Rubicon pour conquérir l’Italie contre Pompée en 49 av. J.-C., la guerre civile qui a commencé à ce moment a été un précieux appui pour César. Les Gaulois, qui ont apprécié sa clémence et la prospérité qu’il a apportée, sont devenus de solides alliés. Lors du siège de Marseille, César a pu facilement mobiliser des troupes de la Gaule pacifiée. En 43 av. J.-C. , Lugdunum (Lyon) a été fondée à la frontière de la Narbonnaise pour célébrer la puissance de Rome et le culte de l’empereur.

La romanisation était le genre de truc qu’on ne pouvait pas arrêter. Des décennies plus tard, ça a été salué par l’empereur Claude, qui disait que la paix était constante et fidèle depuis la fin de la guerre des Gaules. Et ça a duré pour plus de deux siècles, grâce à des améliorations matérielles et sociales, et à une administration efficace – tout ce que César avait apporté, que ce soit par la force ou par la stratégie.

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