Après que les tremblements de terre du 6 février se sont estompés, Ankara a décidé de mettre fin aux recherches, à l’exception des deux provinces les plus affectées : Hatay et Kahramanmaras.
Fin des travaux de recherche en Turquie, sauf dans deux provinces.
C’est dimanche 19 février, quatorze jours après les séismes du 6 février, que l’Agence Gouvernementale de Secours (Afad) a annoncé que les recherches ne seraient pas effectuées dans les autres provinces, à l’exception des provinces les plus touchées, à savoir Kahramanmaras et Hatay.
Selon Yunus Sezer, le directeur de l’Afad, les opérations de recherche sont achevées dans de nombreuses provinces, et se poursuivent dans les provinces de Kahramanmaras et Hatay à travers quarante bâtiments.
Selon le dernier bilan publié dimanche par l’Afad, le séisme de magnitude 7.8 qui a ravagé le sud de la Turquie et la Syrie a fait près de 45 000 morts, dont 40 689 en Turquie.
Depuis le sauvetage d’un couple à Antakya, capitale de la province de Hatay, après un long épisode de 296 heures, il n’y a pas eu de survivants dégagés des décombres depuis plus de 24 heures.
Les secours ont réussi à retirer sept personnes vivantes des décombres au cours des trois derniers jours, toutes à Antakya. Malheureusement, l’enfant du couple sauvé est décédé peu de temps après.
La province de Kahramanmaras, où a été enregistré le tremblement de terre, présentait des chances de survie plus faibles que celles de Hatay à cause des températures très basses qui ont atteint -15°C dans les régions enneigées telles qu’Elbistan. selon les constatations des équipes de l’AFP.
Plus de six mille réponses.
Le vice-président turc, Fuat Oktay, a annoncé le samedi que 105 000 bâtiments avaient été gravement endommagés et seraient détruits.
Depuis le séisme, plus de 6000 secousses ont été répertoriées. Dont une de magnitude 6,6 et quarante comprises entre 5 et 6 sur l’échelle de Richter. Selon l’organisation de secours.
Par le biais d’un tweet, l’Afad a exhorté les personnes sinistrées à ne pas rentrer dans les bâtiments endommagés pour y prendre des biens, « même brièvement ». On peut également déposer une demande d’aide au logement pour ceux qui ont perdu leur domicile.
Néanmoins, il n’est pas connu le nombre de personnes qui ont été laissées sans abri par suite du sinistre.
Plus de 11 000 aides venus de l’extérieur
Mardi, Recep Tayyip Erdogan, le président de la Turquie. Il a déclaré que 2,2 millions de personnes avaient quitté volontairement les zones touchées.
L’Afad a indiqué que plus de 265 000 personnel de secours ont été envoyés sur les lieux. Ce qui comprend les membres de son organisation. Ceux de l’armée et de la gendarmerie. Les bénévoles et les organismes non gouvernementaux.
De plus, le ministère des Affaires étrangères indique que près de 11 500 secouristes venus d’autres pays ont participé aux opérations de sauvetage.
Fin des travaux de recherche en Turquie, sauf dans deux provinces.
Un milliard de dollars de soutien américain
Le dimanche, Antony Blinken, le secrétaire d’Etat américain. S’est rendu en Turquie afin de s’impliquer dans les efforts humanitaires et d’annoncer cent millions de dollars supplémentaires en aide.
Lorsque l’on considère la destruction des immeubles, des appartements et des maisons, il est facile de constater l’ampleur des dégâts. Antony Blinken, qui a survolé en hélicoptère la province de Hatay ravagée. IL a affirmé qu’il faudrait un vaste effort pour reconstruire et que l’on s’engage à soutenir cette entreprise.
Il a indiqué que 100 millions de dollars supplémentaires seraient alloués aux personnes dans le besoin.
Dans les heures qui ont suivi le tremblement de terre qui a touché le nord de la Syrie. Les États-Unis ont envoyé en Turquie plusieurs équipes de sauvetage composées d’environ 200 personnes et ont alloué 85 millions de dollars en aide humanitaire.
Antony Blinken a fait escale à la base aérienne d’Incirlik, dans le sud-est de la Turquie. Avant d’arriver à Ankara où il doit rencontrer le président Recep Tayyip Erdogan ce soir, avant le séisme.
Fin des travaux de recherche en Turquie, sauf dans deux provinces.

