La hausse du prix du kilo de tomates peut être décourageante pour les consommateurs, mais l’île offre les meilleurs prix de la France tout au long de l’année.
La Réunion est reconnue pour sa tomate à un prix abordable en France. Les habitants de La Réunion sont des adeptes de la tomate, incontournable dans les rougails et caris.
Pendant les mois où des cyclones sont susceptibles de frapper La Réunion, les habitants sont constamment irrités par l’achat de tomates à 8 euros le kilo, même si certaines sont encore vertes et d’autres flétries.
La tomate plein champ est une marchandise rare en cas de cyclone, et Bruno Robert, le vice-président de la chambre d’Agriculture, admet que cela entraîne une hausse des prix.
Malgré cela, au cours de l’année, la tomate est moins coûteuse sur l’île que partout ailleurs en France. Il affirme que : « Un kilo de tomate dans le reste de la France coûte environ 2 euros, mais chez nous, le prix d’un kilo est compris entre 90 et 99 centimes en période de production. »
La tomate est un produit très important à La Réunion et la filière bénéficie d’un soutien financier de l’État et de l’Union européenne. Ce qui explique son prix abordable. C’est ce qui fait d’elle un ingrédient de base de beaucoup de plats réunionnais.
« Une offre abondante de tomates sur les marchés tout au long de l’année, voire même en trop ».
Si l’on considère le fruit (au sens botanique) et le légume (au sens culinaire) comme des produits distincts. Ce sont ceux-ci qui sont les plus produits sur l’île, devant les salades, les brèdes, le chou et le chouchou !
Les agriculteurs, les coopératives agricoles ainsi que les serres ont permis à La Réunion d’être autosuffisante en tomates fraîches durant toute l’année. Le pic de saisonnalité s’étendant de mai à décembre. Bruno Robert indique que, sauf imprévu climatique, les marchés sont constamment approvisionnés en tomates, parfois même en excès.
La compétition est féroce lorsqu’il s’agit de transformation.
La demande de tomates en conserve augmente en réponse aux hausses des prix liées aux aléas climatiques. Créant une forte concurrence sur ce marché. Selon le premier vice-président de la chambre verte. Les tomates en conserve en provenance d’Italie sont récoltées à l’aide de gros systèmes de production. Ce qui rend la concurrence avec les produits venant de l’étranger plus difficile, et pas seulement pour la tomate.
Il poursuit en disant qu’à chaque fois que la transformation est mentionnée, les concurrents veulent abaisser les prix. Ces grandes structures rendent la concurrence beaucoup plus difficile.
Lorsqu’il y a une surproduction de tomates péi. La meilleure chose à faire est de les transformer plutôt que de les gaspiller. Cela peut être fait : “Les surplus de marché sont achetés par une société agroalimentaire locale. Qui les transforme en tomates en conserve”, à conserver à température ambiante.

