Notice: Function _load_textdomain_just_in_time was called incorrectly. Translation loading for the popup-builder domain was triggered too early. This is usually an indicator for some code in the plugin or theme running too early. Translations should be loaded at the init action or later. Please see Debugging in WordPress for more information. (This message was added in version 6.7.0.) in /home/zatxqxke/public_html/wp-includes/functions.php on line 6114

Notice: Function _load_textdomain_just_in_time was called incorrectly. Translation loading for the better-wp-security domain was triggered too early. This is usually an indicator for some code in the plugin or theme running too early. Translations should be loaded at the init action or later. Please see Debugging in WordPress for more information. (This message was added in version 6.7.0.) in /home/zatxqxke/public_html/wp-includes/functions.php on line 6114

Notice: Function _load_textdomain_just_in_time was called incorrectly. Translation loading for the wordpress-seo domain was triggered too early. This is usually an indicator for some code in the plugin or theme running too early. Translations should be loaded at the init action or later. Please see Debugging in WordPress for more information. (This message was added in version 6.7.0.) in /home/zatxqxke/public_html/wp-includes/functions.php on line 6114
L'opération Wuambushu à Mayotte : une opportunité de construire un avenir meilleur – La Réunion TV

L’opération « Wuambushu » lancée le 24 avril dernier par le ministre de l’Intérieur et des Outre-mer, Gérald Darmanin. Il a mis en lumière la pression migratoire à Mayotte. Cette petite île française de l’océan Indien compte près d’un habitant sur deux qui est étranger, essentiellement de nationalité comorienne.

L’action militaro-policière ainsi engagée vise à détruire des bidonvilles, expulser 10 000 étrangers en situation irrégulière et démanteler des bandes criminelles. Cela établit un lien direct entre immigration et insécurité. Cette présentation des faits – l’État va mettre de l’ordre ! – occulte la part de responsabilité que ce dernier a lui-même dans la genèse de ce désordre. Néanmoins, cette opération peut être l’occasion de construire un avenir meilleur pour Mayotte et sa population.

Un département en difficulté mais plein de potentiel

Ancienne colonie de l’empire français (1841-1946), l’île de Mayotte est devenue un département en 2011, après plus de cinquante ans de revendications. Douze ans après, l’île est malheureusement le département français le plus pauvre et le plus inégalitaire. Les inégalités sont quatre fois plus importantes qu’en France métropolitaine et 77 % de la population est en dessous du seuil de pauvreté national. Pourtant, Mayotte est un territoire plein de potentiel, avec une culture riche et une population accueillante.

Rapporté au revenu médian calculé à Mayotte, le seuil de pauvreté se situe à 160 euros par mois. Les femmes et les jeunes faiblement qualifiés sont particulièrement affectés par le chômage, le sous-emploi et la pauvreté. Les étrangers, qui plus est sans-papiers, cumulent les processus de relégation sociale dans un contexte de forte répression de l’immigration.

Des frontières fermées dans un espace de circulations

L’incorporation de Mayotte à la République française s’est accompagnée d’une production croissante de la frontière, de la clandestinité et de l’altérité à l’endroit des ressortissants comoriens.

La frontière politique séparant Mayotte des îles comoriennes voisines naît en 1975 à la suite du référendum pour l’autodétermination des Comores où seuls les Mahorais votent contre l’indépendance. La France décide de conserver Mayotte à rebours de la position de l’ONU. Et il reconnaît la souveraineté du jeune État comorien sur les quatre îles de l’archipel. Dans les faits, cette frontière reste peu contraignante au cours des vingt années suivantes. Les Comoriens continuent de circuler librement d’île en île pour des raisons économiques et familiales.

La fermeture de la frontière franco-comorienne date véritablement de 1995 avec l’instauration du visa Balladur qui est presque impossible à obtenir en pratique. Elle se poursuit à partir de 2005 sous l’effet d’une politique migratoire répressive visant à expulser en masse les sans-papiers. Malgré les efforts démultipliés pour enrayer la pression migratoire, Mayotte est aujourd’hui le nouveau territoire attractif de la région.

Mayotte fait face à des défis, mais cela ne doit pas nous empêcher de voir les opportunités d’amélioration. Les pressions migratoires et l’insécurité civile sont des préoccupations légitimes, mais nous ne devons pas blâmer les plus vulnérables pour la crise actuelle. La responsabilité de l’État et de la gouvernance postcoloniale est également importante à prendre en compte. Car elles accentuent les divisions sociales et régionales. Nous devons travailler ensemble pour améliorer la situation de la société locale. Cet article encourage la réflexion et la discussion pour trouver des solutions durables.

L’opération Wuambushu représente une opportunité pour Mayotte de s’engager dans une nouvelle dynamique de développement. Il est impératif que des mesures soient prises pour répondre aux besoins des habitants et garantir un avenir meilleur, à commencer par l’amélioration des infrastructures, l’accès à une éducation de qualité et la valorisation des ressources naturelles. A long terme, cela suppose de maintenir un dialogue constructif entre les acteurs locaux et nationaux et prévoir des stratégies visant à associer les habitants à la gestion et à l’utilisation durable des ressources naturelles.

Lire aussi:

Famille Réunionnaise refoulé de Rolex sur les Champs Elysées parce qu’ils ressemble à des Pauvres ?

Opération Wuambushu à Mayotte : l’épouvantail de l’immigration gomme la question sociale

Share.