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"Wuambushu" : le préfet de Mayotte défend cette opération nécessaire pour assurer la sécurité des Mahorais

Ce mardi 25 avril, l’opération Wuambushu a débuté à Mayotte. Une expulsion massive d’étrangers et de démolition de bidonvilles. Des centaines de flics, gendarmes, surveillants de prison et magistrats sont venus aider et l’opération doit durer 2 mois. Tension très forte dans l’île, le risque de débordements violents est présent. Et, hier, 36 Comoriens en situation illégale n’ont pas été autorisés à débarquer à Anjouan.

Confirmée par Gérald Darmanin,cette opération d’une envergure sans précédent a été révélée au Canard enchaîné en février.

Le Ministère de l’Intérieur et des Outre-mer a déclaré que les opérations d’ordre public à Mayotte sont quotidiennes. Bien que le ministre n’ait pas voulu donner de date précise, des sources affirment que le déclenchement aura lieu à la fin du ramadan. Et, après le mois de jeûne et l’arrivée massive des forces de l’ordre sur l’archipel ces derniers jour. On peut dire que l’opération est à nos portes ! Les mahorais soutiennent Wuambushu, une région touchée par l’immigration illégale. Les élus sont également à ses côtés pour la soutenir.

Selon l’Insee, presque la moitié des habitants de Mayotte sont d’origine étrangère et 42% n’y sont pas nés. En plus, entre 5 et 8 000 mineurs isolés y vivent. En plus, Gérald Darmanin a dit que la population de l’île a augmenté de 65.000 à 256.000 personnes en 30 ans !

Bref, les services publics sont saturés.

La population qui explose là-bas pèse sur les droits des Mahorais : l’éducation qui se dégrade, le manque de soins médicaux.

Les services publics de base sont saturés et, par conséquent, défaillants. C’est ce que l’on peut lire dans un rapport du Sénat de juillet 2022 qui souligne que la moyenne française de 1,56 lit par 1.000 habitants ne suffit pas. Des associations de défense des droits de l’homme, des magistrats, des professionnels de la santé… tous s’interrogent sur les conséquences possibles d’une telle initiative imposée par le ministère de l’Intérieur et des Outre-mer.

En Comores, des voix s’élèvent contre le président Azali, accusé par certains de « s’être laissé faire par la France ». Azali, qui est aussi président de l’UA, a demandé à la France de mettre fin à cette opération. Cependant, le chef de l’État local à Anjouan a catégoriquement rejeté l’arrivée de 20.000 personnes expulsées depuis Mayotte.

La Réunion en alerte face à cette opération

À La Réunion, on anticipe le début de l’opération à Mayotte et on sait que des débordements violents sont une possibilité. Les services médicaux sont donc en veille pour soutenir leurs collègues de Mayotte s’il le faut.

Manon Héribert-Laubriat, directrice du pôle lutte contre les exclusions, a souligné que les services de la Croix-Rouge Réunion sont à l’affût de cette opération en suivant les familles qui sont sous leur hébergement et qui ont des membres de leur famille qui en sont concernés. Elle a ajouté que les familles qui sont accompagnées à La Réunion s’inquiètent de perdre contact et trace de leurs proches après cette opération. L’Agence régionale de santé (ARS) a tenu deux réunions avec les établissements de santé, les Samu et les ARS des deux territoires pour discuter des besoins immédiats en termes de médecins et sages-femmes urgentistes. La Réunion s’est préparée pour recevoir les patients qui auront besoin d’une Evqaasan (évacuation sanitaire).

Le CHU est en train de s’apprêter à offrir son aide à l’hôpital de Mayotte en cas de nécessité, comme pour les autres établissements du Groupement hospitalier de territoire. Le CHU est en préparation pour pouvoir apporter son aide à l’hôpital de Mayotte (CHM) si besoin, comme pour les autres établissements du Groupement hospitalier de territoire », a déclaré le Centre hospitalier universitaire. Les forces de sécurité sont préparées à intervenir si cela s’avère nécessaire. Stéphane Lebreton de SGP Police FO a expliqué: « Si c’est nécessaire, on peut intervenir rapidement, comme c’est souvent le cas. On est prêt à renforcer les équipes de Mayotte si c’est nécessaire et en attendant que des renforts arrivent de la métropole. Vu que nous sommes la première force qui peut être déployée », a-t-il ajouté.

Les élus réunionnais sont inquiets

Les élus se posent des questions sur le relogement. Nathalie Bassire a déclaré à la radio locale : « Je suis contre l’immigration illégale et pour la déconstruction des bidonvilles, mais où vont les enfants ? Est-ce qu’on a prévu le logement à l’avance ? ». « L’État n’a pas pris en compte la gravité de la situation et veut régler tout ça d’un coup avec cette opération. Ça va engendrer beaucoup d’animosité des deux côtés. »

Selon Philippe Naillet, un député, l’approche sécuritaire ne suffira pas pour résoudre les crises qui minent Mayotte depuis longtemps. Le problème est plus vaste et les politiques publiques en matière de santé, de logement et d’éducation sont loin d’être à la hauteur de ce qu’un département français devrait offrir à l’horizon 2023. On ne peut oublier que près de 9 000 enfants âgés d’aller à l’école primaire n’ont pas pu y accéder en 2020. L’opération Wuambushu pourrait empirer une situation déjà délicate. C’est pourquoi l’élu insiste sur le fait que le respect des droits des personnes et des enfants doit être appliqué.

Enfin, « rien ne changera sans une coopération régionale sincère et partagée avec les Comores », conclut Philippe Naillet.

Montée en flèche de la violence

Jean-Hugues Ratenon a averti le gouvernement de la montée en puissance de la violence à Mayotte, qui se manifeste par des meurtres, des agressions physiques. Cela a engendré un niveau d’insécurité jamais atteint auparavant. Il a qualifié cela de « terrorisme urbain ». J’ai exhorté l’État à prendre des mesures et à fournir plus de ressources aux forces de l’ordre pour neutraliser les gangs, protéger les Mahorais et combattre l’immigration illégale. Certains élus Mahorais, l’UNICEF, la CNDH et des professionnels de santé s’inquiètent de l’opération dont on ne connaît pas encore les détails. Mais selon Jean-Hugues Ratenon, si elle atteint ses objectifs, elle sera justifiée.

Les Comores refusent d’accueillir les personnes expulsées –

Les Comores ont clairement refusé l’arrivée des expulsés sur leurs terres. « Que vont devenir ces gens ? Quel sort sera réservé aux enfants et aux mineurs ? Ceux qui vont à l’école, qui préparent leur bac, où allons-nous les loger en attendant leur procès ? Est-ce que le gouvernement a pensé à les envoyer à La Réunion ? » s’est-on demandé.

Le député est très hésitant face à cette opération qui semble être plus une manœuvre militaire qu’autre chose. Mais est-ce que le gouvernement a bien mesuré l’impact et les conséquences de cette opération à La Réunion ? Quelle sera la réaction des Mahorais et des Comoriens sur notre île ? Le préfet de La Réunion a-t-il reçu des directives pour assurer la sécurité des Réunionnais en cas de débordements ?

Le parti Pour La Réunion exprime son indignation face à cette opération présentée comme une action pour éliminer la délinquance. Mais qui pourrait se transformer en une vaste campagne de répression et de déplacement des populations défavorisées. Cette action pourrait avoir des conséquences désastreuses sur Mayotte et les Comores.

La population était en attente d’une action de l’État, mais pas au point où nous en sommes aujourd’hui. Cette opération est une double peine pour les régions qui sont déjà frappées par la précarité et les difficultés. Le Parti Libéral Radical condamne la politique française en matière de migration et sa propension à la répression. En tant que défenseurs ardents de la solidarité internationale et de la coopération régionale, on estime qu’il n’y a qu’une solution pour désamorcer les tensions dans ces territoires : mettre en place une politique globale de co-développement à Mayotte et aux Comores.

plus de 2000 personnes sont expulsées chaque année

Chaque année, la préfecture fait état d’environ 20.000 personnes expulsées de Mayotte. Le dernier bilan de la police aux frontières, plus de 6507 personnes ont été reconduites depuis le début de l’année. Soit une hausse de 30% par rapport à ce qu’on a pu observer en 2022. Selon une source, 100.000 personnes ne seraient pas en règle sur le territoire.

Des chiffres de la préfecture de Mayotte ont révélé que 173 kwassas ont été saisis entre janvier et mars 2023 et que 2.255 personnes ont été arrêtées. 123 passeurs ont été poursuivis et 83 d’entre eux ont reçu une peine d’emprisonnement.

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