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Une femme en colère donne un coup de poing à son conjoint devant le commissariat

Lundi, le tribunal judiciaire de Saint-Denis a débattu des faits de violences sur conjoint et de harcèlement. Et cette fois-ci, ce n’était pas un homme qui était sur le banc des accusés, mais sa conjointe. Elle répondait à cinq accusations de violences, sur une courte période, en étant déjà reconnue coupable à l’avance.

Lise P., 37 ans, s’approchait de la barre du tribunal avec une assurance qui ne laissait aucun doute. Sa petite taille et sa silhouette fluette étaient en contradiction avec les accusations portées contre elle: cinq sévices commis sur son partenaire. Une main leste, voilà ce qu’on lui reprochait. Mais ce n’est qu’après que la mère de son conjoint a décidé de porter plainte au procureur de la République, pour protéger son fils et ses petits-enfants, qu’elle a finalement été prise en compte. Les derniers faits de juin dernier sont là pour le rappeler.

2,5 g/l d’alcool dans le sang

Après une dispute mouvementée alimentée par l’alcool, son conjoint excédé décida de se rendre au commissariat du Port pour déposer plainte. Elle le suivit et, devant le commissariat, elle lui asséna un coup de poing. « Il m’a dit des choses horribles et ça m’a mis en colère » expliqua-t-elle au président. Heureusement, un policier avait tout vu et elle se retrouva en garde à vue. Son alcoolémie était de 2,5 g/l ce soir-là. Pour couronner le tout, elle était sous contrôle judiciaire en ce moment-là, avec interdiction de contact et 10 mois de prison au-dessus de la tête.

Quand on était ensemble, ça ne se passait pas bien. J’aurais dû le remarquer. J’assume les coups, mais c’est lui qui m’a demandé de le rejoindre. Il n’y a pas de harcèlement, il m’a appelée et était d’accord pour se voir, déclare-t-elle fermement à la barre. Une autre fois, alcoolisée, elle a fracturé l’arcade de son conjoint devant une école en le frappant avec son téléphone : « Je l’ai frappé parce qu’il a insulté ma famille. Les autres blessures, ce n’est pas moi qui les ai causées. Il était ivre et ce n’est donc pas ma faute s’il est tombé », déclare-t-elle au tribunal.

« Elle lui porte un coup de poing devant le commissariat »

Inquiète face à la banalisation des violences, la partie civile décrit un homme sous l’emprise de sa compagne, qui pensait pouvoir l’aider à changer de vie mais aujourd’hui en a peur. « Ce ne sont pas des violences qu’on doit banaliser, même si elles sont rares de ce côté-là », fustige le procureur, qui requiert 1 an de prison, 5 mois de sursis révoqués, le maintien en détention et une interdiction de contact pendant 3 ans. « Elle lui a porté un coup de poing devant le commissariat, ce qui montre alors son sentiment d’impunité, rien ne l’arrête », ajoute-t-il.

La prévenue, consciente des réquisitions, s’est excusée en pleurs à la barre lorsqu’on lui a demandé de s’exprimer en dernier.

La défense soutient que les faits sont reconnus, à l’exception du harcèlement. La prévenue est prise au piège de cette relation, malgré les conséquences potentielles, en raison de ses sentiments. Après deux jours passés en détention, elle a subi un choc qui lui a permis de prendre conscience de la situation et de mettre fin à cette relation, a plaidé l’avocate. Le tribunal, après délibération, a relaxé la prévenue pour le harcèlement et l’a reconnue coupable de violences. Elle a écopé d’une peine d’un an de prison avec maintien en détention, ainsi que de la révocation de cinq mois de son sursis en cours.

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